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24 mai 2001

Résultats des votes de La Baie et Sears : les actionnaires font entendre leurs voix

Sherazad Adib

C’est le mercredi 23 mai que se tenait l’assemblée des actionnaires de la Compagnie de la Baie d’Hudson, au cours de laquelle les actionnaires ont débattu une proposition demandant à l’entreprise d’améliorer son code de conduite dans le respect des principes fondamentaux de l’OIT et de mettre en place un mécanisme de vérification indépendant et transparent. La proposition, déposée par l’organisation syndicale Working Entreprises, basée à Vancouver, le Congrès canadien du travail et le Régime complémentaire de retraite du syndicat des pompiers du Québec (section LaSalle/Verdun), a obtenu 15,2 % des votes. À la suite de ce résultat, le président de la compagnie La Baie s’est engagé à soutenir l’établissement d’un code de conduite canadien sectoriel. Dans une entrevue accordée au Devoir, Peter Chapman, porte-parole du Shareholder Association for Research and Education, affirme être très satisfait du résultat, d’autant plus que la proposition était présentée pour la première fois et que la participation n’a pas dépassé la barre des 50 %. Pour Richard Bowes, de la caisse de retraite du SPQ section LaSalle/Verdun, en entrevue dans La Presse, il est impératif que La Baie se distingue de ses concurrents en améliorant les normes de travail chez ses fournisseurs.

Une proposition similaire avait aussi été déposée à l’assemblée des actionnaires de Sears le 17 avril dernier et avait reçu l’aval de 10 % de l’ensemble des actionnaires. Dans le contexte où la maison mère, Sears Reobuck (US), détient 55 % des actions de Sears Canada, on peut affirmer que la proposition a reçu l’aval de 30 % des actionnaires non majoritaires.

Ces deux résultats sont très significatifs et laissent voir qu’éventuellement, la barre de 50 % pourrait être franchie si le milieu syndical généralise l’utilisation des droits de vote des caisses de retraite ou que des groupes de pression organisent des campagnes visant les grandes familles de fonds mutuels, comme Fidelity et la Banque Royale.

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