Depuis l’année dernière, le groupe environnementaliste Greenpeace mène une campagne publique pour inciter Loblaws Companies Limited, le plus grand détaillant alimentaire canadien, à étiqueter les produits contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM). Greenpeace a publié récemment un nouvel outil d’information, le Guide des produits avec et sans OGM, qui devrait accroître la pression exercée sur Loblaws. Le groupe a d’ailleurs informé, en mars dernier, le président québécois de Provigo que la prochaine mise à jour du guide devrait contenir un nombre important de produits sans marque de l’entreprise.
Greenpeace demande plus précisément à Loblaws de procéder immédiatement à l’étiquetage des produits contenant des OGM, tout en permettant à ses fournisseurs de continuer à étiqueter leurs aliments sans OGM. Il réclame également le retrait de tous les ingrédients issus du génie génétique qui entrent dans la composition des produits de marque Loblaws (Choix du président, Sans nom, etc.). Le groupe exige enfin que l’entreprise cesse progressivement d’acheter des produits contenant des OGM.
Greenpeace part du principe que les consommateurs ont le droit de savoir ce qu’ils mangent. En fait, de nombreux sondages récents montrent qu’une très large majorité de Canadiens sont en faveur de l’étiquetage obligatoire des aliments génétiquement modifiés. Une trentaine de pays d’Europe, d’Asie et du Moyen-Orient exigent déjà l’étiquetage obligatoire.
D’autre part, le groupe souligne que l’utilisation des OGM comporte des risques connus et inconnus sur la santé et l’environnement. Face aux conséquences imprévisibles de ces produits, l’Association médicale de Grande-Bretagne a même recommandé un moratoire sur les cultures génétiquement modifiées. Les partisans des OGM prétendent, quant à eux, que ces aliments peuvent être produits plus rapidement et à moindre coût ; ils pourraient s’avérer une solution au problème de la faim dans le monde.
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