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3 juin 2002

Une étape importante est accomplie aux États-Unis pour enrayer les abus et le harcèlement sexuel, dans les industries à vocation exportatrice

Groupe investissement responsable

Les États-Unis procèdent présentement à un premier réexamen, en près de vingt ans, de la liste des droits des travailleurs que l’Afrique et les autres pays en voie de développement se doivent de respecter afin de pouvoir vendre leurs biens hors taxes sur le marché américain. Le Sénat devrait approuver d’ici peu la révision du Generalised System of Preferences, qui, pour la première fois en 25 ans, exigera des pays bénéficiaires qu’ils interdisent la discrimination en emploi. Le GSP a permis, chaque année, l’entrée sur le marché américain hors taxes de 16 milliards $ en biens provenant de pays en développement.

Les syndicats internationaux souhaitent que l’action du Sénat s’inscrive dans une campagne plus large pour décourager une forme importante de discrimination, négligée dans les normes admises sur le travail, soit le harcèlement et les abus sexuels à l’égard des femmes dans les industries à vocation exportatrice.

Selon Bama Athreya, de l’International Labour Rights Fund (ILRF), les syndicats souhaitent voir l’expansion de la définition du harcèlement sexuel s’ajouter au cœur des normes du travail de l’Organisation internationale du travail (OIT), lors de son assemblée annuelle en 2003. L’interdiction actuelle de la discrimination parmi les normes de l’OIT ne proscrit pas spécifiquement le harcèlement sexuel dans les milieux de travail. Cet élargissement de la définition est crucial, de l’avis du ILRF, compte tenu que plusieurs ententes commerciales et codes de conduite adoptés par des entreprises multinationales sont basés sur les normes définies par l’OIT.

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