Un rapport confidentiel d’un comité de vérification indépendant de la Banque mondiale, dont le Financial Times a obtenu une copie, conclut qu’un projet de construction d’un pipeline en Afrique de l’Ouest, soutenu par son président, James Wolfensohn, pourrait causer des dommages à l’environnement et n’apporter que peu de bénéfices économiques à la communauté locale touchée.
Un consortium privé, mené par les entreprises pétrolières ExxonMobil, Petronas et Chevron, entend construire un oléoduc du Tchad au Cameroun, au coût de quatre milliards de dollars, incluant un support de 140 millions de la Banque mondiale et de l’une de ses institutions, la Société financière internationale, en dépit de la vive opposition d’organisations non gouvernementales.
Or, selon le rapport du comité indépendant de vérification, remis à la Banque à la fin juillet, la Banque n’aurait pas tenu compte de l’ensemble des conséquences environnementales du projet. De plus, les membres s’inquiètent du fait que la part des profits du projet qui reviendrait aux communautés locales soit minuscule, de l’ordre de 5 %. Compte tenu de ces conclusions, les membres du comité exigent des réponses de la part de la direction de la Banque, avant la réunion du comité exécutif, prévue le 12 septembre, au cours de laquelle il sera décidé si l’institution poursuit ou suspend sa participation au projet.
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