Dans un rapport rendu public en février dernier, intitulé Union and Collective Bargaining : Economic Effects in a Global Environment, la Banque mondiale a relevé l’impact positif des syndicats sur le développement économique. Ce document est basé sur l’étude de plus d’un millier de recherches sur les effets économiques des syndicats et de la négociation collective.
Le rapport réaffirme le soutien de la Banque mondiale envers les normes fondamentales de travail, qu’elle considère comme un élément important du bon fonctionnement du marché du travail. Les auteurs du rapport concluent, entre autres, que des taux élevés de syndicalisation ont souvent eu des répercussions positives, telles que de plus faibles iniquités de revenus, une réduction de la discrimination salariale envers les femmes et les membres des minorités, de même qu’une amélioration de la performance économique. Ces impacts tendraient à être plus importants dans les pays où le mouvement syndical est davantage coordonné que dans ceux où il est plus fragmenté.
Bien qu’elle se réjouisse de cette reconnaissance publique de la Banque mondiale, la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) juge que la Banque doit maintenant aller de l’avant pour traduire ces importantes conclusions en politique, laquelle pourrait impliquer un changement significatif dans sa culture organisationnelle. La CISL note en effet que ces déclarations favorables aux travailleurs contrastent avec l’attitude des membres du personnel de la Banque dans les pays, qui recommandent encore régulièrement aux gouvernements de violer les normes fondamentales du travail en rendant l’accès à la syndicalisation et à la négociation collective plus difficile.
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