La Confédération internationale des syndicats libres (CISL) vient de déposer un rapport sur le respect, par le Canada, des normes fondamentales du travail reconnues internationalement. Le Congrès du travail du Canada et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ont participé à l’élaboration du rapport.
En ce qui a trait à la liberté syndicale et au droit de négocier collectivement, la CISL conclut que : «bien que la liberté syndicale soit, dans l’ensemble, respectée au Canada, les autorités fédérales et provinciales se sont ingérées dans le processus de négociation collective, enfreignant ainsi les droits syndicaux des salariés du secteur public pendant une grande partie des années quatre-vingt-dix, malgré les vives critiques du BIT [Bureau international du travail]».
Les provinces de l’Ontario et de la Colombie-Britannique sont particulièrement blâmées pour l’adoption de législations touchant les employés du secteur public. L’introduction régulière d’une législation de retour au travail par les gouvernements fédéral et provinciaux est également pointée du doigt. L’organisation syndicale recommande par ailleurs aux différents gouvernements de s’assurer «que tous les travailleurs qui ont une relation d’emploi soient légalement reconnus en tant qu’employés et qu’on leur octroie à ce titre tous leurs droits et protections». D’un même souffle, elle leur demande de prendre des mesures pour lutter contre l’attitude antisyndicale d’employeurs, en assurant le respect de la liberté syndicale et du droit d’organisation.
Pour ce qui est de la discrimination et de l’égalité de rémunération, les auteurs du rapport écrivent que : «bien que, d’une manière générale, la législation se conforme aux conventions internationales sur la discrimination, dans la pratique, la rémunération des femmes est très inférieure à celle des hommes. Les personnes handicapées et les populations autochtones sont nettement sous-représentées dans la population active, et les travailleurs non blancs sont concentrés dans des occupations faiblement rémunérées et peu qualifiées».
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