L’usine Sun Textiles, une des usines sous-traitantes de La Baie au Lesotho, en Afrique, vient de signer un protocole d’entente avec le syndicat Lesotho Clothing and Allied Workers Union (LECAWU).
Cet accord contient plusieurs clauses visant à corriger des violations des droits des travailleurs, qui ont été relevées dans un rapport de la coalition canadienne de défense des droits des travailleurs dans les pays en voie de développement (ETAG), publié récemment. L’accord comprend les points suivants :
- le droit de porter des vêtements identifiés au syndicat sur les lieux de travail ;
- la reconnaissance du fait que les délégués syndicaux puissent défendre les griefs des travailleurs ;
- la création d’un comité conjoint sur la santé et la sécurité au travail ;
- le droit pour les travailleurs de consulter un médecin quand ils sont malades durant leurs heures de travail et l’accord de la compagnie pour transporter les travailleurs malades à l’hôpital immédiatement ;
- l’amélioration des installations sanitaires de l’usine et de leur accès ;
- l’engagement de la direction à ne pas refuser injustement des permissions exceptionnelles, pour des raisons familiales, aux travailleurs ; et
- la prise en compte de l’ancienneté lors des licenciements.
Par ailleurs, les deux parties s’entendent pour traiter du statut de travailleurs temporaires et occasionnels à l’intérieur d’un autre accord (Recognition and Procedural Agreement), qui sera signé à la fin du mois. Cet accord reconnaîtra formellement le syndicat comme représentant des travailleurs, une reconnaissance toutefois conditionnelle à la présentation d’une preuve que LECAWU représente plus de 50 % des travailleurs.
Depuis septembre dernier, de nombreux rapports ont étayé les allégations de violations des droits des travailleurs dans des usines sous-traitantes de La Baie au Lesotho. Une proposition d’actionnaires, qui sera débattue en mai, a également accru la pression sur La Baie. Cette proposition, qui fait état d’un rapport publié par le Département du travail du Lesotho, demande à l’entreprise de respecter les normes de l’Organisation internationale du travail (OIT) et de se doter d’un système de vérification indépendant.
Imprimer cette page