Qui sommes nous?

Qu'est-ce que l'investissement responsable?

Services pour investisseurs institutionnels

Revue de presse

Contactez-nous

English


Recherche



Inscrivez-vous à notre bulletin de nouvelles

Courriel:

Inscrire
Retirer



 

22 mai 2002

Le projet de mine aurifère au Pérou de la compagnie canadienne Manhattan Minerals fera l’objet d’un référendum

Groupe investissement responsable

Le 2 juin prochain, les habitants de la ville de Tambogrande et des environs seront appelés à se prononcer, à l’occasion d’un référendum, sur la construction d’une mine d’or à ciel ouvert, un projet dont la réalisation implique que le quart de la ville (environ 1 600 maisons) soit relocalisée et qu’une rivière soit détournée.

La proposition de la compagnie minière canadienne Manhattan Minerals Corp. rencontre une vive opposition. Plusieurs craignent que l’exploitation minière perturbe ou détruise les bases agricoles de l’économie locale. Plus précisément, on appréhende la contamination environnementale par les déchets de la mine et le cyanure, utilisé pour extraire l’or. Selon un porte-parole de l’organisation non gouvernementale Cooper Accion, le projet est perçu comme l’amorce d’un processus à long terme visant à convertir une région agricole en une zone minière. D’autres, tel le président du Front in Defence of Tambogrande, Francisco Ojeda Riofrio, s’inquiètent pour la qualité de vie des habitants. Selon M. Riofrio, des sondages ont révélé que 80 % de la population de la région s’oppose au projet.

Manhattan, pour sa part, s’étonne de l’opposition du Front in Defence of Tambogrande, alors que l’étude sur les impacts environnementaux et socio-économiques n’a pas encore été complétée. L’entreprise demeure toutefois convaincue que le projet est appuyé par bien des personnes qui seront directement affectées par la mine et qui devront être relocalisées.

Si l’étude de faisabilité permet au projet d’aller de l’avant, Manhattan obtiendra 75 % des intérêts dans le projet, pour ses deux premières phases. Les 25 % restants reviendront à l’agence minière d’État, Centromin Peru SA.

Imprimer cette page