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25 juin 2002

Nike pourrait à nouveau faire affaire avec des usines cambodgiennes

Groupe investissement responsable

Le lancement, par l’Organisation internationale du travail (OIT), de vérifications indépendantes au Cambodge pourrait inciter Nike à revoir sa décision de plus faire affaire avec des usines de ce pays. Il y a deux ans, le géant américain du vêtement sport décidait, à la suite de la télédiffusion d’un documentaire sur la présence de mineures parmi les travailleuses des usines cambodgiennes, de rompre ses relations avec les manufactures du Cambodge. Quoique Nike ait assuré que ses fournisseurs cambodgiens n’employaient que des filles âgées de plus de 16 ans, soit une année de plus que l’âge minimum légal, l’entreprise a préféré se retirer du pays pour limiter les dommages potentiels que pourrait causer le reportage à sa réputation.

L’OIT a déjà rendu publics deux rapports, couvrant 70 usines, qui font état, dans plusieurs manufactures, de violations aux lois sur le salaire minimum et de l’exigence de longues périodes de temps supplémentaire.

Ces rapports offrent un degré de transparence inégalé dans l’industrie du textile cambodgienne. Pour des entreprises telles que Nike, ils pourraient s’avérer un outil qui les aiderait à protéger leur image de marque, compte tenu de la grande crédibilité dont jouit l’OIT sur la scène internationale.

Cette transparence a été imposée aux manufacturiers à la suite d’une entente sans précédent entre Washington et Phnom Penh, qui promet une bonification annuelle de 18 % du quota sur le textile si l’industrie du vêtement améliore son respect des droits du travail. Un représentant de la fédération syndicale américaine AFL-CIO au Cambodge a par ailleurs apporté un bémol à cette entente, en déclarant qu’elle n’a apporté que peu de gains aux travailleurs du pays.

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