Le 24 juin 2004, un groupe de travail constitué de douze gestionnaires de fonds représentant 1,6 milliard de dollars d’actif, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), a lancé un rapport présentant des mesures que les gouvernements, dirigeants d’entreprises et investisseurs sont appelés à prendre afin d’inclure des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance d’entreprise dans les marchés.
Parmi les mesures, notons que le rapport presse les entreprises d’inclure les critères sociaux, environnementaux et de gouvernance dans leurs rapports annuels ainsi que dans leurs états financiers. Le rapport presse aussi les gouvernements et les organismes de réglementation à obliger la divulgation d’informations portant sur ces sujets et à inclure ces derniers dans la définition de responsabilité fiduciaire.
Selon Barbara Krumsiek, PDG de Calvert, un des points forts du rapport est que les analystes en vente commencent à considérer les aspects sociaux et environnementaux comme étant importants pour la valeur financière. Cependant, le rapport démontre qu’il manque de rigueur et de méthode dans l’évaluation quantitative de la valeur des critères sociaux et environnementaux.
« Sur le marché des capitaux du monde entier, les entreprises risquent de voir le cours de leurs actions chuter si elles ne prêtent pas aux enjeux environnementaux et sociaux toute l’attention qu’ils méritent », déclarait le groupe de travail.
Puis le PNUE a récidivé en lançant, le 15 juillet dernier, un vaste projet intitulé « Creating a global alliance for investors: UNEP and investors join forces to launch a New Responsible Investiment Initiative », qui vise à intégrer les mêmes facteurs dans une série de principes reconnus. Ces principes seront complétés et publiés d’ici septembre 2005.
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