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7 octobre 2002

Lancement d’une nouvelle campagne américaine contre les ateliers de misère : Disney sera particulièrement ciblée

Groupe investissement responsable

Le 24 septembre dernier, des groupes de travailleurs et de défense des droits de la personne ont lancé, à Washington, une nouvelle campagne visant à restreindre l’importation américaine de biens fabriqués dans des conditions d’ateliers de misère.

Plusieurs entreprises américaines, dont Nike, Gap, Wal-Mart et Disney, ont adopté des codes de conduite, qui les engagent à s’assurer du respect de normes minimales du travail dans les usines produisant les biens qui portent leur nom. Mais certains estiment que ces codes volontaires ne sont pas toujours appliqués et que les progrès sont parfois lents à se manifester.

Les organisateurs de la campagne souhaitent plus précisément l’adoption, par le Congrès américain, d’une nouvelle législation qui pourrait bannir l’importation de produits fabriqués dans des ateliers de misère, mettre fin à l’acquisition, par les gouvernements locaux et fédéral, de ces biens et exiger des entreprises américaines qu’elles dévoilent le nom et l’emplacement des usines fabriquant les articles qu’elles importent.

La campagne mettra particulièrement l’accent sur l’entreprise Disney, figure emblématique du problème, estime Charles Kernaghan, le directeur du National Labour Committee, un groupe de défense des droits des travailleurs. M. Kernaghan rappelle, par exemple, que l’entreprise a fait des affaires avec des usines du Bangladesh où les conditions de travail étaient misérables. Il soutient qu’après que les travailleurs d’une de ces usines aient commencé à se plaindre de leurs conditions, Disney s’est retirée, envoyant le message aux autres travailleurs que, s’ils protestent, les entreprises américaines pourraient simplement se tourner vers des producteurs plus conciliants. Un porte-parole de l’entreprise a contredit cette version et indiqué que Disney a tenté de rester au Bangladesh et que ses propres vérifications ont montré que les conditions de travail étaient meilleures que celles décrites par ses adversaires.

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