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18 novembre 2002

Nouvelle certification mondiale dans l’industrie du diamant

Groupe investissement responsable

Plus d’une trentaine de pays impliqués dans le commerce du diamant ont adopté, le 5 novembre dernier, et ceci après deux ans de négociations, un système de certification, le Processus de Kimberley, visant à mettre fin au commerce de diamants de guerre servant à financer des conflits dans le monde. Plusieurs rapports publiés par les Nations Unies ont démontré que l’industrie illicite de diamants alimentait des conflits en République démocratique du Congo, au Sierra Leone et en Angola.

Dans le cadre de cette certification, les pays signataires doivent expédier les diamants bruts dans des contenants inviolables, accompagnés d’un certificat validé par le pays exportateur garantissant qu’il ne s’agit pas de diamants de guerre. Les pays signataires devront aussi s’abstenir d’importer des diamants bruts de pays non participants au Processus de Kimberley. C’est l’Afrique du Sud qui a lancé en 2000 le Processus de Kimberley, ayant réuni plus d’une trentaine de pays dont le Canada, les États-Unis et des membres de la communauté européenne, des représentants de l’industrie du diamant ainsi que des organisations non gouvernementales (ONG). Ce système de certification devra être mis en vigueur par les pays signataires dès le 1er janvier 2003. Les organisations non gouvernementales, dont le Global Witness, ont bien accueilli l’adoption de cette certification, mais se disent préoccupées par l’absence de vérification indépendante des systèmes de certification nationaux.

Une semaine avant l’adoption de cette certification, le World Diamond Council (WDC) avait passé une résolution demandant aux organisations membres de s’engager à ne plus acheter de diamants de guerre dans le respect des résolutions des Nations Unies. Pour les ONG, cette résolution reste trop générale et n’offre aucun système de vérification basé sur des critères précis.

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