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18 mai 2004

Un demi milliard de droits de vote au Groupe investissement responsable

Groupe investissement responsable

Le Groupe investissement responsable (GIR) gère maintenant des droits de vote reliés à des actions représentant plus d’un demi milliard de dollars, qui appartiennent à plusieurs caisses de retraite de différents milieux : villes, universités, associations et syndicats. Plus exactement, le GIR gère des droits de vote reliés à des actions canadiennes représentant 500 millions de dollars et à des actions de compagnies étrangères représentant plus de 100 millions de dollars.

Les actionnaires disposent normalement d’un droit de vote relié à chaque action qu’ils détiennent. Le GIR offre maintenant un service qui permet aux investisseurs institutionnels d’exercer ce droit de vote de façon informée et cohérente, dans une perspective de bons rendements à long terme des entreprises.

Le GIR conseille ses clients dans l’élaboration de leur politique de droits de vote, qui intégrera des principes de transparence et de saine gestion à long terme. Cette politique adoptée par chaque client devient le cadre que doit suivre le GIR pour exercer les droits de vote. Voici quelques votes exercés par le GIR au nom de certains de ses clients.

Exemples de votes :
Le GIR a exercé, au nom de certaines caisses de retraite, un vote contre les candidats aux postes d’administrateurs soumis en élection lors de l’assemblée de Gildan, jugeant que ceux-ci avaient mal géré les allégations de pratiques antisyndicales concernant une des usines de Gildan située au Honduras (3 200 actions votées par le GIR).

Le GIR a aussi exercé, au nom de ses clients, un vote contre certaines propositions provenant de la direction de grandes entreprises :

- l’émission de nouvelles options pour les dirigeants de Power Corporation, parce que leur nombre dépassait la norme acceptable – les options en circulation représentent un taux de dilution potentiel de 5 % du total des actions (26 400 actions votées) ;

- l’augmentation de 33 % de la rémunération des membres du conseil de la Banque CIBC, jugeant cette augmentation injustifiée (9 700 actions).

Le GIR a par ailleurs exercé, au nom de certains de ses clients, un vote pour des propositions provenant du conseil de grandes entreprises. C’est le cas d’une proposition demandant l’encadrement du régime d’options des dirigeants de Nexen de façon à empêcher l’encaissement des options, sauf dans le cas de progression réelle des profits de l’entreprise (60 300 actions).

Enfin, le GIR a exercé, au nom de certains de ses clients, un vote en faveur de propositions provenant d’actionnaires minoritaires, comme ce fut le cas pour une proposition qui demandait la production de rapports portant sur la stratégie de Petro-Canada pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) et pour développer sa production d’énergies renouvelables (32 000 actions).

Risques sociaux et environnementaux
En plus d’offrir un service de gestion des droits de vote, le GIR effectue une évaluation du comportement social et environnemental des grandes entreprises destinée aux investisseurs institutionnels. Parmi les clients du GIR, on retrouve des firmes de gestion d’actifs bien connues, parmi lesquelles SEI, Optimum Gestion de placements, Montrusco Bolton et Placements TAL. L’équipe du GIR est formée de cinq personnes sous la direction de François Rebello.

Dans le cadre de ce service de revue de portefeuille, le GIR évalue les compagnies et recommande dans les cas extrêmes d’éviter certains titres. La dévaluation rapide de la CIBC hier, à la suite de l’annonce par la Citigroup d’une perte de 1,6 G $US découlant de son implication dans le scandale d’Enron, démontre bien la valeur financière des conseils du GIR. En effet, le 23 octobre 2003, le GIR recommandait à ses clients d’éviter ce titre, étant donné l’implication importante de la CIBC dans ce scandale.

Le GIR a été créé il y a quatre ans, au sein de la firme de courtage Demers Conseil inc. Le conseil d’administration de Demers Conseil inc. est présidé par Robert Demers, ancien président de la Commission des valeurs mobilières du Québec et de la Bourse de Montréal.

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