Les projets de construction d’usines de gaz naturel liquéfié (LNG) sur la côte Pacifique du Mexique par des sociétés pétrolières étrangères ne suscitent guère d’enthousiasme au sud de la frontière des États-Unis. Les groupes de défense de l’environnement, de même que des législateurs mexicains, s’opposent vigoureusement à ces usines, dont l’objectif est de répondre aux besoins énergétiques des États-Unis et du Mexique.
Alors que certains s’inquiètent des bouleversements qu’apporteraient ces usines à l’environnement et au tourisme, tout particulièrement dans la péninsule de Baja California, d’autres demeurent fort sceptiques quant aux avantages que le Mexique pourrait tirer de ces projets, étant d’avis que la majeure partie du gaz sera destinée aux États-Unis.
Jusqu’ici, seule une usine de Royal Dutch/Shell a obtenu l’autorisation pour aller de l’avant. Les autres doivent encore faire face à une forte opposition. Il en est ainsi d’un projet de Chevron, qui souhaite construire une usine au large des îles Coronado. Des législateurs mexicains ont lancé une campagne contre ce projet, axée en partie sur des enjeux liés à la souveraineté du pays. Reuters rapporte que d’après le sénateur Manuel Bartlett, issu d’un parti d’opposition, permettre à des compagnies étrangères d’utiliser les eaux fédérales entourant les îles est l’équivalent de céder un territoire national et de violer la Constitution du Mexique. De son côté, Greenpeace s’inquiète des impacts environnementaux du projet sur les îles, qui constituent un sanctuaire pour les oiseaux de mer et les otaries.
Selon des observateurs de l’industrie, il est peu probable que tous les projets contestés soient ajournés. Toutefois, les protestations pourraient avoir pour effet de retarder la construction et d’accroître les coûts, compte tenu que les compagnies pétrolières pourraient faire des concessions pour apaiser les communautés locales.
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