La jeune société minière canadienne Gabriel Resources ne semble pas au bout de ses peines. Depuis plusieurs mois déjà, son projet de mine d’or à ciel ouvert sur le site de Rosia Montana, le plus ancien village de Roumanie, se heurte à une très vive opposition.
Une coalition d’organisations non gouvernementales (ONG) internationales, parmi lesquelles Greenpeace et les Amis de la Terre, et l’ONG roumaine Alburnus Maior, qui représente la vaste majorité des habitants de Rosia Montana, mènent une bruyante campagne visant à dénoncer les impacts sociaux et environnementaux du projet minier. En octobre 2002, la Société Financière Internationale (SFI), du Groupe Banque mondiale, a évoqué les sérieux enjeux sociaux et environnementaux associés au projet avant d’annoncer qu’elle ne lui accorderait pas de financement. Plus récemment, l’Académie roumaine, la plus haute autorité scientifique du pays, a ouvertement rejeté le projet et pressé le gouvernement roumain et le Parlement d’y mettre fin.
La viabilité de l’unique projet de Gabriel Resources est-elle compromise ? La question peut se poser, à la lumière de toute cette opposition, mais également de l’annonce, par Alburnus Maior, du départ de quatre membres de la direction de la société, embauchés dernièrement en raison de leur expérience dans le domaine de l’exploitation d’importantes mines d’or.
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