Lors de l’assemblée annuelle de Sears Canada, qui se tenait le 22 avril à Toronto, la proposition visant la politique d'achat de l'entreprise aurait obtenu 7,7 % de votes en faveur. Cette proposition, présentée pour une 3e année consécutive, n’a pas reçu un appui suffisant (10 %) pour pouvoir être soumise de nouveau l'an prochain.
En dépit de ces résultats décevants, les proposeurs conservent l’espoir que la société modifiera sa position. Pour commencer, il faut noter qu’en excluant le vote de Sears Roebuck, les actionnaires minoritaires ont voté à 26 % en faveur de la proposition. D’autre part, des développements intéressants survenus chez Sears Roebuck aux États-Unis, qui détient 54 % de Sears Canada, ainsi que chez la Compagnie de la Baie d'Hudson, ont redonné confiance aux proposeurs quant à la poursuite des discussions avec Sears Canada sur sa politique d’achat.
Ainsi, dans une lettre adressée à Christian Brothers Investment Services, Sears Roebuck a accepté, en échange du retrait de la proposition d’actionnaires, de rencontrer les parties intéressées afin de discuter de l’intégration des normes de l’Organisation internationale du travail à sa politique d’achat, incluant la liberté d’association et le droit de négocier collectivement, l’interdiction du travail forcé, l’équité salariale, l’élimination de la discrimination en matière d’emploi et de profession et l’âge minimum d’admission à l’emploi. L’entreprise a également consenti à discuter de la faisabilité et de l’intérêt d’implanter un programme de vérification indépendante, ainsi que de la façon de faire rapport aux actionnaires. Conséquemment, les proposeurs ont décidé de retirer leur proposition.
Il y a fort à parier que ces développements influenceront fortement la politique de Sears Canada.
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