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2 décembre 2002

L’UNITE invite les consommateurs à boycotter les magasins Gap pour la période des fêtes de Noël et du Nouvel An

Groupe investissement responsable

L’UNITE, l’Union of Needletrades, Industrial and Textile Employees (syndicat des employés de la couture, de l’industrie et du textile), vient de dévoiler un rapport dans lequel le géant du vêtement Gap est accusé d’exploiter sévèrement les travailleurs des usines de confection, dans les pays en voie de développement.

Les auteurs du rapport, qui ont mené une enquête dans cinq pays, pendant six mois, ont dénoncé d’importantes violations des droits humains et du travail, allant de la pauvreté des salaires aux abus physiques à l’égard de travailleurs, dans des usines dont Gap est le propriétaire ou le seul client.

Depuis le mois d’août 2001, l’UNITE se veut le fer de lance d’une campagne internationale de lutte contre les ateliers de misère qui vise les principaux détaillants du vêtement. Lors d’une conférence de presse tenue à New York, le président de l’organisation, Bruce Raynor, a pressé les consommateurs, sur la base du nouveau rapport, à boycotter les magasins Gap durant le temps des fêtes. Au cours de cet événement médiatique, des travailleurs du Lesotho, d’Indonésie et du Salvador ont témoigné de leurs conditions de travail, soulignant leurs salaires insuffisants, lesquels font de plusieurs familles les proies des usuriers, et détaillant les épuisantes heures de travail, les conditions d’atelier de misère, avec des femmes enceintes forcées de travailler debout pendant des heures.

Réagissant aux déclarations de l’UNITE, une porte-parole de Gap, Stacey McLean, a déclaré que la compagnie est consciente de certains des enjeux soulevés par le rapport et qu’elle s’affaire déjà à redresser la situation dans certains cas particuliers. Elle rappelle que Gap a un programme de «conformité internationale», qui emploie 90 personnes à temps plein pour contrôler sur place les conditions de travail dans ses usines sous-traitantes. Mme McLean affirme qu’aussitôt que l’entreprise est informée que des conditions inacceptables existent dans une de ses usines sous-traitantes, sa première réaction est d’en discuter avec son propriétaire.

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