L’Université de Montréal pourrait devenir la première université québécoise et la deuxième au Canada, après l’Université de Toronto, à se doter d’une politique d’investissement socialement responsable. Il s’agit de la principale recommandation du Groupe de travail sur les achats et placements responsables formé il y a un an, à la demande de la Fédération des associations étudiantes du campus (FAÉCUM).
Si la politique est adoptée, le Régime de retraite de l’Université de Montréal, le Fonds de dotation et la Division des approvisionnements, qui gèrent au total 1,8 milliard de dollars, devront s’assurer que l’argent qui leur est confié soit investi dans des entreprises responsables sur le plan social et environnemental, tout en se préoccupant, bien évidemment, du rendement de leurs investissements.
La décision de l’Université de Montréal pourrait bien être suivie par d’autres universités. Le Groupe de travail a en effet inclus dans ses recommandations le souhait que l’Université intervienne auprès de la communauté universitaire québécoise afin de la sensibiliser à l’importance et à la pertinence de l’investissement éthique.
Pour sa part, le secrétaire général de la FAÉCUM a confié à La Presse qu’il espère que l’adoption par l’Université d’une politique d’investissement éthique influencera d’autres caisses de retraite, et plus particulièrement la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui possède un actif sous gestion de 133 milliards de dollars.
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