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4 septembre 2002

Plainte déposée contre TotalFinaElf en France pour séquestration de citoyens birmans

Groupe investissement responsable

Une plainte avec constitution de partie civile vient d’être déposée au nom de deux citoyens birmans auprès du tribunal de Nanterre en France contre la pétrolière française TotalFinaElf pour séquestration et travail forcé. Les plaignants, dont l’un était âgé de 13 ans au moment des événements, disent avoir été contraints de quitter leur village et de travailler à la construction du pipeline Yadana entre octobre et novembre 1995.

L’entreprise est notamment accusée d’avoir engagé la junte militaire birmane, ayant commis des violations de droits de la personne sur les citoyens birmans, dans le but de protéger les sites de construction et d’encadrer les travailleurs. La plainte vise, entre autres, le PDG de TotalFinaElf, Thierry Desmarais, ainsi que l’ancien directeur des opérations de l’entreprise en Birmanie, Hervé Madeo. Contactés par les médias français, le porte-parole de l’entreprise, Michel Hourcard, a déclaré que la compagnie agit toujours dans la transparence et le respect de son code de conduite et qu’à aucun moment elle a eu recours au travail forcé.

Le projet Yadana, initialement entrepris par la pétrolière française TotalFinaElf, regroupe Total Myanmar Exploration and Production (TMEP), Unocal Myanmar Offshore Compagny (UMOC), Petroleum Authority of Thailand Exploration & Production Public (PTTEP) et Myanmar oil and Gas Enterprise (MOGE). Aux États-Unis, l’entreprise Unocal, aussi accusée par des citoyens birmans pour violation des droits de la personne, devra répondre de ces accusations devant la Cour supérieure de la Californie à l’automne 2002. En 1997, des citoyens birmans avaient déjà intenté, sans succès, une poursuite contre Unocal, aux États-Unis, l'accusant de complicité dans les violations des droits de la personne, dont le travail forcé, perpétrées par les militaires birmans, embauchés pour assurer la protection du pipeline.

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