Les autorités argentines ont ouvert une enquête sur les allégations selon lesquelles des cadres supérieurs de la filiale de la compagnie automobile Ford en Argentine ont été impliqués dans des détentions illégales et disparitions de travailleurs pendant le régime militaire des années 1970.
Le procureur argentin Felix Crous a fait savoir que sa décision d’ouvrir une telle enquête a été prise à la suite du témoignage d’un ex-employé de la compagnie selon lequel un centre de détention militaire secret était placé à l’intérieur de l’une des usines à Buenos Aires. Cet ex-employé, avec 25 autres, aurait été détenu à l’usine dans les années 1970.
Ford n’est pas la seule compagnie automobile à être accusée de complicité avec l’ancien régime militaire argentin. DaimlerChrysler, à travers sa filiale Mercedes-Benz, a été accusée par Amnistie Internationale d’avoir remis à la junte militaire argentine 14 syndicalistes travaillant pour l’entreprise dans la province de Buenos Aires entre 1976 et 1977 et portés disparus depuis. DaimlerChrysler avait d’ailleurs annoncé, à la fin octobre dernier, l’ouverture d’une enquête indépendante sur ces allégations.
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