Qui sommes nous?

Qu'est-ce que l'investissement responsable?

Services pour investisseurs institutionnels

Revue de presse

Contactez-nous

English


Recherche



Inscrivez-vous à notre bulletin de nouvelles

Courriel:

Inscrire
Retirer



 

20 octobre 2003

Des paysans guatémaltèques assassinés sur d’anciennes plantations de bananes : Del Monte est montrée du doigt

Groupe investissement responsable

Del Monte est présentement poursuivie en Floride, en vertu de l’Alien Tort Claims Act, par l’International Labor Rights Funds, au nom de cinq représentants syndicaux du SITRABI, le syndicat des travailleurs de la banane du Guatemala. Les syndicalistes, qui ont fuit leur pays, accusent la multinationale d’être responsable de la violence dont furent victimes des représentants syndicaux en 1999, lorsque leur local fut pris d’assaut par un groupe de 200 hommes armés.

Ces événements se sont produits après que le syndicat ait lancé un appel pour un arrêt de travail, dans le but de protester contre le congédiement de plus de 900 employés travaillant dans trois plantations de bananes appartenant à Bandegua, une filiale guatémaltèque de Del Monte Fresh Produce.

Selon le journal The Village Voice, cette poursuite constitue le dernier espoir de plusieurs anciens travailleurs de Bandegua, qui ont décidé, en octobre 2001, de cultiver des terres appartenant à Del Monte. Le dénuement et la faim incitent aujourd’hui quelque 500 personnes à demeurer sur ces terres, en dépit du fait que huit paysans ont été assassinés, dont trois au cours des trois derniers mois. Plusieurs accusent Del Monte d’avoir vendu ces terres, pour une fraction de leur valeur, peu de temps après le début de l’occupation, à un groupe de gangsters locaux notoires, dont certains auraient participé aux événements violents d’octobre 1999. Au Guatemala, nombreux sont ceux qui reprochent à Bandegua et Del Monte d’avoir tourné le dos à leurs anciens travailleurs et laissé à des gangsters le soin de chasser ceux qui tentent de survivre en cultivant leurs terres.

Pour l’instant, les défenseurs de ces paysans estiment que leur dernière chance réside dans la poursuite intentée aux États-Unis contre Del Monte. Les fermiers espèrent que Del Monte leur accordera des terres pour nourrir leurs familles.

Imprimer cette page