Le nouveau fabricant de vêtements de Los Angeles, une ville nommée par certains la capitale nationale des ateliers de misère (sweatshops), pourrait bien briser le mythe qu’il soit impossible de vendre des vêtements confectionnés sous de bonnes conditions de travail tout en étant rentable. C’est du moins le pari que souhaitent relever Doug Waterman, directeur général, et l’activiste social Ben Cohen, cofondateur de l’entreprise de crème glacée Ben & Jerry’s Homemade, qui, par le biais de Cohen’s Hot Fudge Social Venture Fund, offre un support de 1,5 million $ à la nouvelle entreprise de Los Angeles.
Si certains membres de l’industrie du vêtement ne sont pas convaincus que les clients sont prêts à payer une prime sur un vêtement sous prétexte que le travailleur qui l’a fait est bien payé et traité convenablement, la direction et le syndicat de SweatX pensent différemment. Ils disent que l’activisme grandissant contre les ateliers de misère dans les campus collégiaux et universitaires américains prouve l’existence d’un marché ouvert à leurs produits.
Les employés de SweatX, des travailleurs vétérans du vêtement, reçoivent 8,50$ US/h, avec des bénéfices, un fonds de pension et un partage des profits. L’ancien banquier devenu directeur général a accepté une baisse de 50 % de son salaire et aucun gestionnaire de l’entreprise ne pourra obtenir un salaire supérieur à huit fois la rémunération de l’employé le moins payé.
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