La confédération finlandaise des travailleurs de la métallurgie (National Confederation of Metalworkers, CNM/CUT), membre de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM), et le Trade Union Solidarity Center of Finland (SASK) viennent de rendre publique une étude sur la performance sociale et les conditions de travail dans une usine brésilienne de Nokia, le géant finlandais des télécommunications. L’usine étudiée emploie un total de 1 356 employés et est située dans la zone franche de Manaus.
Le rapport détaillé, préparé par un groupe de réflexion brésilien, le Social Observatory, couvre la période d’octobre 2001 à juin 2002. Les auteurs de l’étude ont évalué le degré de conformité de l’entreprise aux droits fondamentaux du travail, tels qu’établis par les conventions de l’Organisation internationale du travail. Ils ont également porté attention aux enjeux liés à l’environnement et à la santé et sécurité au travail.
Si la performance de Nokia est relativement bonne sur le plan de la liberté d’association et de négociation collective, de même que sur celui de l’environnement et de la santé et sécurité au travail, il n’en va pas de même pour la discrimination dans l’emploi, fondée sur le sexe. Bien qu’il y ait un équilibre entre le nombre d’employés féminins et masculins dans l’usine, on observe que 80 % des travailleurs contractuels sont des femmes. À ces conditions de précarité liées au statut de contractuelles s’ajoute le fait que les travailleuses de l’usine sont généralement reléguées à des emplois subalternes, les postes de superviseurs et à la direction étant majoritairement occupés par des hommes. L’étude conclut qu’il s’agit là d’indications de discrimination.
Imprimer cette page