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2 décembre 2002

Une nouvelle plainte collective est déposée à New York contre des entreprises américaines et européennes, au nom des victimes de l’apartheid en Afrique du Sud

Groupe investissement responsable

Le groupe de soutien Khulumani et le puissant groupe de lobby Jubilee South Africa viennent de déposer, à New York, une plainte collective au nom des victimes de l’ancien régime sud-africain de l’apartheid. Les deux grandes banques helvétiques UBS et Credit Suisse, les entreprises pétrolières ExxonMobil et British Petroleum, les fabricants américains de voitures Ford et General Motors et le géant de l’informatique IBM sont au nombre des entreprises accusées de complicité avec le régime de l’apartheid.

Cette plainte en justice s’inscrit à la suite de l’action menée par l’avocat américain Ed Fagan, qui poursuit, également au nom des victimes de l’apartheid, un groupe d’entreprises auquel il reproche d’avoir fait d’excellentes affaires en Afrique du Sud, après l’entrée en vigueur des sanctions de l’ONU contre le régime de ségrégation raciale. Les firmes UBS, Credit Suisse et IBM se retrouvent, encore une fois, au banc des accusées. L’avocat a précisé qu’il pourrait réclamer jusqu’à 100 milliards de dollars en indemnités.

Selon le président de UBS, Peter Wuffli, les accusations portées contre la banque par Ed Fagan sont injustifiées et non fondées. Il ajoute qu’il regrette ce qui est arrivé en Afrique du Sud durant la période de l’apartheid, mais il souligne qu’il n’y a pas de liens entre les activités des banques et la souffrance des Sud-Africains.

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