La semaine prochaine, un dirigeant de l’organisation non gouvernementale canadienne Maquila Solidarity Network (MSN) accompagnera la vice-présidente exécutive aux affaires corporatives de Gildan, Mackie Vadacchino, au Honduras, où l’entreprise possède quatre usines de fabrication de t-shirts. Gildan est ainsi prête à discuter des conditions de travail dans ses usines avec des groupes du Honduras.
Selon Mackie Vadacchino, Gildan n’a rien à cacher et l’entreprise rencontre les normes internationales du travail, malgré de récents reportages médiatiques qui dénonçaient les conditions de travail dans ses usines honduriennes. Rappelons qu’à la suite de ces divulgations, Gildan a rendu publiques ses démarches entreprises au cours des derniers mois en vue de se doter d’un code de conduite plus sévère. Gildan a ainsi adopté, en janvier dernier, après consultation du Fonds de solidarité (FTQ), un des actionnaires importants de l’entreprise, le code de conduite SA 8000, basé essentiellement sur les normes de l’Organisation internationale du travail.
Selon Maquila Solidarity Network (MSN), Gildan a fait un pas dans la bonne direction en adoptant ce code de conduite, élaboré par Social Accountability International (SAI), un organisme d’accréditation et de certification à but non lucratif. Il reste maintenant à l’entreprise à trouver une façon d’impliquer les ONG et groupes de droits locaux dans le processus indépendant de vérification. Bob Jeffcott du MSN, souligne que les vérificateurs du secteur privé qui travaillent pour SAI ne sont peut-être pas qualifiés pour enquêter sur des problèmes relatifs à la liberté d’association, un des neuf volets couverts par le code de conduite. Les groupes locaux, par contre, possèdent cette expertise, affirme Bob Jeffcott.
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