Le conseil d’établissement d’une école de district de Los Angeles a récemment voté, à l’unanimité, en faveur du développement d’une politique d’achat excluant le matériel sportif et les vêtements fabriqués dans des ateliers de misère, suivant ainsi les traces du conseil municipal qui a adopté une telle mesure en octobre 2002. Une vingtaine d’écoles, à l’intérieur de l’État de New York, ont également implanté une telle politique d’achat, au cours des derniers mois, alors que le conseil de la ville de New York a adopté une proposition lui demandant de développer une politique d’achat visant les ateliers de misère.
Ce ne sont là que quelques exemples à travers les États-Unis qui témoignent d’un mouvement contre les ateliers de misère qui prend de plus en plus d’ampleur, tant dans les écoles que dans les villes. L’engagement des étudiants n’est d’ailleurs pas étranger à la prise de position de nombreuses écoles. À titre d’exemple, le mouvement Youth Organizers on Sweatshops and Child Labor (YO!) oeuvre activement auprès des conseils étudiants pour les aider à soumettre une politique contre les ateliers de misère à la direction de leur école.
Une tendance lourde semble donc se dessiner aux États-Unis. De plus en plus de personnes, à commencer par la jeune génération, se préoccupent des conditions dans lesquelles sont fabriqués les biens qu’elles achètent et refusent que l’argent des taxes et impôts serve à subventionner des ateliers de misère.
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