"Le gouvernement québécois devra donner l’exemple en matière d’orientation sociale de ses placements" : tel est le consensus auquel sont arrivés les membres de la commission parlementaire sur l’investissement responsable, qui se tenait les 17, 18 et 19 septembre dernier.
Dans leur conclusion présentée à la dernière journée des audiences publiques, les membres de la commission parlementaire disent vouloir rencontrer le Conseil du trésor, la Régie des rentes et la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) afin de les entendre sur la question des investissements et achats responsables. Ces organismes devraient rencontrer la Commission à la fin octobre. Par la suite, la Commission produira un rapport précisant des recommandations au Gouvernement.
Les discussions de la Commission ont aussi fait réagir rapidement le Gouvernement. Dans une entrevue accordée au journal Le Devoir, la ministre de l’État à l’Économie et aux Finances, Pauline Marois, s’est prononcée en faveur de l’adoption d’un code de conduite par la CDPQ définissant clairement les critères sociaux et environnementaux de ses investissements. Selon la ministre Marois, le nouveau président de la CDPQ, Henri-Paul Rousseau, s’est aussi montré sensible à cette question. Il fait dire que des grandes caisses de retraite américaines et canadiennes, telles que CalPERS, Omers ainsi que le Fonds de solidarité (FTQ), se sont déjà dotées d’une pareille politique en matière de placement.
Par ailleurs, les membres de la commission n'ont pas constatés de consensus sur la nécessité d'une intervention gouvernementale dans le secteur privé et ceci, malgré la demande de plusieurs organisations syndicales et d’investisseurs de légiférer en ce domaine. Ces groupes demandaient, entre autres, que les entreprises soient obligées d’adopter un code de conduite et de produire un bilan social et environnemental annuel de leurs activités.
La commission parlementaire québécoise sur l’investissement responsable a pris connaissance de près de 22 mémoires présentés par des organisations syndicales et patronales, des investisseurs, des groupes d’étudiants et de défense des droits de la personne. Le rapport de la Commission est attendu avant la fin de l’année 2002.
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