Le 25 avril dernier, l’ONG Human Rights Watch (HRW) a rendu public un rapport sur les conditions de travail dans les plantations de bananes en Équateur. L’enquête, intitulée Tainted Harvest : Child Labor and Obstacles to Organizing on Ecuador’s Banana Plantations, révèle que les travailleurs y sont victimes de violations sérieuses des droits humains. Les auteurs du rapport soulignent notamment que des enfants travaillent dans les plantations, que les conditions de travail sont périlleuses (par exemple, durant l’épandage aérien de fongicides, les travailleurs poursuivent leurs activités à l’extérieur), que la liberté d’association est brimée (environ 1 % des travailleurs de ce pays, pourtant le plus important exportateur de bananes dans le monde, sont syndiqués), que des travailleurs ont été congédiés pour avoir participé à des activités syndicales, que des jeunes travailleurs sont victimes de harcèlement sexuel, etc.
Selon HRW, les plantations où ces violations auraient été commises sont des fournisseurs d’entreprises locales d’exportation de bananes, telles que Noboa et Favorite, ainsi que de multinationales étrangères comme Chiquita, Del Monte et Dole. Cette dernière achète près du tiers de ses bananes en Équateur.
Human Rights Watch, après avoir présenté les points saillants de son rapport, a formulé plusieurs recommandations. Ainsi, les corporations exportatrices de bananes devraient utiliser leur pouvoir financier pour demander à leurs fournisseurs qu’ils respectent les droits du travail et vérifier qu’ils se conforment bien à leurs exigences. L’ONG demande aussi au gouvernement équatorien de renforcer ses lois sur le travail, de garantir le droit des enfants à l’éducation, d’amender sa législation pour assurer le droit des travailleurs à la liberté d’association, d’adopter des sanctions significatives pour les pratiques antisyndicales, etc.
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