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1 avril 2002

Shell parvient à un règlement à l’amiable avec les membres de la communauté ogbodo, au Nigeria

Groupe investissement responsable

La compagnie pétrolière Shell et les membres de la communauté ogbodo, au Nigeria, ont signé un règlement à l’amiable à la fin du mois de mars. À la suite de l’explosion d’un oléoduc l’an dernier, la communauté ogbodo a subi 18 jours de déversement de pétrole ; toutes les voies navigables furent immergées, ainsi que beaucoup de leurs terres cultivables, sous des milliers de tonnes de pétrole non raffiné. Les efforts de Shell pour nettoyer le site furent différés et inadéquats, car la compagnie estimait que les conduits avaient été sabotés par des Ogbodos, une hypothèse qu’une analyse du matériel a, par la suite, infirmée. Une poursuite contre l’entreprise a donc été déposée par six membres de la communauté ogbodo.

Le règlement auquel les parties sont arrivées prévoit le versement par Shell de droits d’entrée initiaux de 325 000 naïras, ainsi que de 500 000 naïras pour les dépenses légales encourues par la communauté. L’entente sur les dommages subis par les villageois n’a pas encore été complétée. De plus, Shell s’est engagée à embaucher des entrepreneurs locaux fournis par le village, et l’ensemble de ses travailleurs non spécialisés pour le nettoiement du site parmi les villageois, dont 40 % devront appartenir aux sept familles qui ont été les plus touchées par le déversement.

Un autre procès est présentement en cours aux États-Unis, opposant Shell Transport and Trading Company, son affiliée, Royal Dutch Petroleum Company et le Center for Constitutional Rights, une organisation non gouvernementale qui poursuit les compagnies pétrolières au nom des parents de neuf Ogonis qui ont été exécutés publiquement au Nigeria. Shell est notamment accusée d’avoir agi conjointement avec la dictature militaire nigérienne dans la violation de droits humains contre le peuple ogoni. Shell a récemment subi un échec dans sa tentative de faire casser le procès.

(Source : Cultural Survival Publications, 01/04/2002)




La Global Reporting Initiative (GRI) vient d’être lancée officiellement

La Global Reporting Initiative, un organisme international qui a pour mission de développer, promouvoir et diffuser des lignes directrices pour la production de rapports sur le développement durable, a été formellement lancée le 4 avril 2002, au siège social des Nations Unies. La GRI, qui a été initialement convoquée en 1997 par la Coalition for Environmentaly Responsible Economies (CERES), en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), sera désormais une institution internationale indépendante et permanente.

Depuis 1997, la GRI a obtenu l’implication active de milliers de représentants d’entreprises, de cabinets de consultants, de cabinets comptables, d’organisations environnementales, de droits humains et syndicales. Cette coalition d’acteurs de différents horizons, issus de partout dans le monde, a ainsi participé à l’élaboration de lignes directrices pour la production de rapports sur les aspects économiques, sociaux et environnementaux du développement durable. Déjà, plus de 110 entreprises à travers le monde se sont engagées à utiliser les lignes directrices de la GRI, dont British Telecom, Bristol-Myers Squibb, Co-operative Bank, Danone, Ford, GM, Nike, Nokia, Shell, etc.

Selon Louise Fréchette, secrétaire-générale adjointe aux NU, en offrant ces lignes directrices pour permettre aux entreprises de faire rapport de leur travail pour améliorer les conditions sociales et environnementales, la GRI apporte une contribution unique pour stimuler la transparence et la responsabilité des entreprises bien au-delà des questions financières.

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