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27 février 2006

La Floride et la Californie pourraient emboîter le pas au Maryland et contraindre les plus gros employeurs, dont Wal-Mart, à offrir une meilleure couverture médicale à leurs employés

Groupe investissement responsable inc.

La Floride et la Californie pourraient suivre les traces du Maryland et exiger à leur tour des employeurs ayant 10 000 employés ou plus qu’ils investissent davantage dans les soins médicaux pour leurs employés.

Le 14 février 2006, un sénateur démocrate de la Floride, Skip Campbell, a déposé un projet de loi largement inspiré de la loi adoptée au Maryland en janvier dernier. S’il était adopté, les plus gros employeurs de l’État, incluant Wal-Mart, McDonald’s, Winn-Dixie et Wendy’s, devraient dépenser au moins 9 % de leur masse salariale dans un programme de soins ; ceux qui ne satisferaient pas à cette exigence devraient payer la différence au Fair Share Health Care Fund.

En Californie, le projet de loi présenté en février par la sénatrice démocrate Carole Migden suit d’encore plus près la loi du Maryland et exige des grandes entreprises qu’elles consacrent 8 % de leur masse salariale aux soins médicaux pour leurs employés ou qu’elles versent la différence au régime public.

Face à la menace que d’autres États puissent suivre l’exemple du Maryland, Wal-Mart a annoncé, le 23 février, son intention d’améliorer la couverture médicale offerte à ses employés. La compagnie songe entre autres à élargir l’accès à son programme de soins médicaux le moins coûteux ; accroître le nombre d’employés participant à son programme en réduisant la période au terme de laquelle les travailleurs à temps partiel y deviennent admissibles ; permettre aux employés à temps partiel ayant adhéré au programme d’inscrire leurs enfants.

Pour l’instant, Wal-Mart assure moins de la moitié de ses employés aux États-Unis. Accusée par plusieurs de lésiner sur les avantages sociaux et de refiler aux gouvernements les coûts des soins médicaux de ses employés, la compagnie avait déjà pris des mesures, à l’automne 2005, pour bonifier son programme de soins.

(Sources : Michael Barbaro, The New York Times, 23 février 2006 ; Marcus Kabel, Associated Press, 23 février 2006 ; William Selway, Bloomberg News, 23 février 2006 ; Kaisernetwork.org, 16 février 2006 ; Laura Kurtzman, Mercury News, 10 février 2006)

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