Une importante décision vient d’être rendue dans la cause opposant la compagnie pétrolière Talisman Energy à des réfugiés et des associations de réfugiés soudanais. Le juge de district Allen G. Schwartz a en effet rejeté la requête des avocats de l’entreprise, lui demandant de solliciter l’avis du département d’État américain sur les impacts de cette action collective sur le processus de paix au Soudan. Il a jugé inappropriée l’implication de la branche législative du gouvernement américain dans le processus judiciaire fédéral.
Par cette décision, le juge a retiré ce qui, vraisemblablement, constituait le dernier appui à la demande de l’équipe de juristes de Talisman pour faire avorter le procès. Si le juge se prononce finalement contre cette demande de Talisman, un jugement qui pourrait être rendu d’ici un mois, le procès pourrait entrer dans la phase où les témoignages et preuves contre l’entreprise pourront être introduits.
Rappelons que Talisman Energy de Calgary est propriétaire de 25 % des actions de Greater Nile Petroleum Operating Co., qui exploite un projet pétrolier au Soudan. La société d’État pétrolière soudanaise Sudapet est partenaire de ce projet. Or, Talisman et le gouvernement soudanais font présentement l’objet d’une poursuite pour dommages et intérêts devant un tribunal new-yorkais. Ils sont accusés de violations des droits de la personne. Les plaignants prétendent que les défendeurs ont participé à un génocide des populations locales chrétiennes du sud du Soudan, afin de permettre la production pétrolière dans la région.
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