Dans son rapport final, qui a été présenté au conseil de sécurité de l’ONU le 30 octobre dernier, le groupe d’experts indépendants sur l’exploitation illégale des ressources naturelles de la République démocratique du Congo (RDC) a précisé qu’il n’entreprendrait pas d’actions contre les sept compagnies minières canadiennes ayant des intérêts au Congo. Ces sociétés avaient été accusées, dans un précédent rapport publié en octobre 2002, d’avoir violé le code d’éthique mis de l’avant par l’OCDE pour les entreprises multinationales.
Le groupe d’expert a précisé que sa recommandation ne doit pas être interprétée comme invalidant ses conclusions antérieures. En fait, pour que son nom soit retiré de la liste des 157 entreprises et particuliers impliqués dans l’exploitation des ressources naturelles congolaises, l’entreprise devait collaborer avec les experts de l’une des cinq façons suivantes : admettre que son comportement était inapproprié et entreprendre de le changer ; être plus transparente ; démontrer qu’elle n’a plus de liens d’affaires avec le Congo ; congédier les anciens politiciens corrompus et les représentants du gouvernement embauchés comme consultants ; ou persuader le groupe qu’elle a agi d’une façon responsable et qu’elle n’a pas directement financé des activités contribuant aux conflits. Le cas de sept des huit sociétés canadiennes présentes sur la liste a ainsi été « réglé », sans que les modalités des règlements aient été dévoilées. Quant à la huitième compagnie, soit International Panorama Resources, aujourd’hui connue comme Kakanda Development, les experts onusiens ont demandé au Canada de faire enquête sur son implication dans les conflits au Congo.
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