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1 février 2002

L’entreprise Les vêtements de sport Gildan inc. réagit au reportage de la CBC en annonçant l’adoption du code de conduite SA 8000

Sherazad Adib

Dans une déclaration faite au journal The Gazette, samedi le 16 janvier 2002, la vice-présidente exécutive aux affaires corporatives de Gildan, Mackie Vadacchino, affirme que l’entreprise compte mettre en place le code de conduite SA 8000 d’ici la fin de l’année 2002. Selon l’entreprise, la décision d’adopter ce code a été prise après consultation avec le Fonds de solidarité (FTQ), un des actionnaires importants de l’entreprise qui possède près de 13,7 % des actions (classe A avec droits de vote). Selon Gilles Audette, directeur des relations avec les travailleurs dans les entreprises au Fonds de solidarité (FTQ), l’entreprise devra maintenant se doter d’une structure indépendante de vérification afin de s’assurer du respect du code de conduite et d’enquêter sur les controverses soulevées par le reportage de la CBC présenté le mardi 22 janvier dernier, particulièrement sur la question des tests de grossesse obligatoires.

Le code de conduite SA 8000 est une initiative américaine prise par le Social Accountability International (SAI), un organisme d’accréditation et de certification à but non lucratif. Ce code se base essentiellement sur les normes de l’Organisation internationale du travail et, contrairement à d’autres codes développés aux États-Unis, il reconnaît le droit des travailleurs à un salaire de subsistance.

Gildan compte aussi certifier ses usines d’après son code de conduite actuel, adopté sur la base du WRAP (Worldwide Responsible Apparel Process agreement). Ce dernier code, développé aux États-Unis et adopté par la plupart des associations manufacturières, telles que le Honduran Apparel Manufacturers’ Association, a été très critiqué par les organisations non gouvernementales, telles que le Maquila Solidarity Network du Canada, en raison de ses normes de travail qualifiées comme étant les plus basses de l’industrie.
Source : J. Ravensebergen et M. Verhaeghe, Montreal Gazette, samedi le 26 janvier 2002.

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