Watson Wyatt, un cabinet-conseil international axé sur la gestion du capital humain et la gestion financière, a rendu publique, le 30 novembre 2005, son étude annuelle sur la rémunération des PDG des sociétés de l’indice composé S&P/TSX. D’abord, une bonne nouvelle pour les investisseurs éthiques qui souhaitent que la rémunération des dirigeants soit liée à la performance de l’entreprise : selon Stéphane Lebeau, chef du Groupe capital humain de la région de l’Est du Canada de Watson Wyatt, l’étude « démontre clairement que les organisations adoptent de plus en plus la philosophie de la rémunération au rendement et qu’elles réussissent mieux à aligner la rémunération de leur PDG sur les résultats de la société ». En outre, on observe que les PDG performants jouissent d’augmentations plus élevées. Cependant, d’après Ray Murrill de Watson Wyatt, dont le Globe and Mail a recueilli les commentaires, il n’y aurait pas de lien entre la performance de l’entreprise et la quantité d’options d’achat d’actions ou d’unités d’actions octroyées aux dirigeants ; il explique que les sociétés ont tendance à accorder des primes d’encouragement à long terme chaque année, sans égard pour la performance.
Une autre conclusion concerne le lien entre le niveau d’actionnariat du PDG et le rendement de l’entreprise. L’étude démontre en effet que « les sociétés dont les dirigeants ont un réel niveau d’actionnariat ont tendance à réussir mieux que celles dont les dirigeants ne détiennent pas d’actions ».
L’étude permet aussi de constater un changement dans les formes d’actionnariat. Ainsi, le volume des options d’achat d’actions qui sont octroyées aux dirigeants dans le cadre des régimes d’intéressement à long terme a diminué de 33 % en 2004. Ces options, lesquelles demeurent toutefois une mesure incitative populaire, ont été remplacées notamment par des unités d’achat d’actions restreintes et des actions liées au rendement.
Sur la question de la transparence des sociétés en ce qui a trait aux différents éléments de la rémunération des dirigeants, M. Lebeau souligne que, bien que l’étude « démontre clairement qu’elles sont en train d’établir un lien entre la rémunération de leurs cadres dirigeants et les résultats qu’elles produisent, il est essentiel pour les entreprises de revoir l’efficacité et la transparence de leurs pratiques en matière de rémunération afin de s’assurer que ces dernières récompensent réellement le rendement ».
(Sources : Janet McFarland, The Globe and Mail, 01/12/05 ; communiqué de presse de Watson Wyatt, 30/11/05)
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