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18 novembre 2002

Greenpeace lance une nouvelle offensive contre les OGM : Loblaws est particulièrement ciblée

Groupe investissement responsable

L’organisation écologiste Greenpeace a dévoilé, le 29 octobre dernier, dans le cadre de sa campagne contre les organismes génétiquement modifiés (OGM), les résultats d’une étude sur la présence d’OGM dans les produits alimentaires destinés aux bébés. Selon cette recherche menée pour le compte de Greenpeace et de la Infant Feeding Action Coalition (INFACT) Canada, un groupe de défense des droits de la mère et de l’enfant, les petits pots pour bébé de marque Loblaws contiendraient des OGM, sans que leur présence soit mentionnée sur les étiquettes.

L’enquête précise aussi que les entreprises Nestlé, Mead Johnson, Kraft et Ross Products ont soit confirmé que des OGM entraient dans la préparation de leurs aliments pour bébé et qu’elles n’avaient pas l’intention de les retirer, soit déclaré qu’elles ignorent si leurs produits contiennent des OGM. L’étude révèle enfin que d’autres fabricants, dont Earth’s Best, Milupa, Healthy Times et Tiny Bites, ont déjà retiré les OGM de leurs produits pour bébé, alors que la compagnie Heinz s’est engagée à le faire.

INFACT estime que les ingrédients génétiquement modifiés ne devraient pas être tolérés dans la nourriture pour bébé. Selon les deux organisations, les protéines non traditionnelles présentes dans de nombreux produits génétiquement modifiés peuvent produire des toxines et des allergènes pouvant affecter la santé des tout-petits. INFACT rappelle que les aliments contaminés par des OGM, qui peuvent constituer l’essentiel de l’alimentation des bébés pendant plusieurs mois, sont ingérés pendant une période très importante de leur développement et de leur croissance. Greenpeace souligne aussi que la British Medical Association, la Société royale du Canada, l’Association pour la santé publique de l’Ontario et l’Institut national de santé publique du Québec ont reconnu que la consommation d’aliments génétiquement modifiés peut comporter certains risques, incluant la contribution au problème de résistance aux antibiotiques. Conséquemment, Greenpeace et INFACT demandent que les producteurs évitent les OGM ou indiquent, à tout le moins, leur présence sur les étiquettes.

Toutefois, le ministère fédéral de la Santé et l’industrie alimentaire canadienne affirment qu’avant leur mise en marché, tous les produits destinés à la consommation humaine doivent respecter certaines normes de sécurité. «Les aliments de ce genre sont certainement soumis à une évaluation complète parce qu’ils sont vendus au Canada, et cela signifie s’assurer qu’ils sont sûrs pour toutes les couches de la population», a déclaré une porte-parole du ministère de la Santé à la Presse Canadienne.

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