Le groupe californien de défense de l’environnement Rainforest Action Network (RAN) vient de lancer une nouvelle offensive contre la plus grande banque aux Etats-Unis. Par le biais d’une annonce occupant une page entière de l’édition du 13 novembre 2002 du New York Times, RAN a dénoncé l’octroi de prêts par Citigroup à des entreprises dont les activités ont d’importants impacts environnementaux.
RAN a rappelé que l’institution financière a accordé un financement à des projets controversés, qui auraient pour effet de détruire des forêts fragiles, déplacer des communautés locales et accélérer le réchauffement climatique. Citigroup, que le groupe qualifie de «numéro 1 financier de l’industrie du charbon et des combustibles fossiles en 2001», est entre autres associée au projet péruvien d’exploitation du gisement gazeux de Camisea, à l’oléoduc équatorien Crudos Pesados, à la centrale électrique thaïlandaise Ratchaburi, au gisement pétrolifère Gobe, en Papouasie Nouvelle-Guinée, à la coupe d’anciens séquoias en Californie, au pipeline Tchad - Cameroun, etc.
Depuis un certain nombre d’années, le groupe écologiste mène une campagne publique contre Citigroup, estimant que celle-ci, en tant que plus grande banque dans le monde, a le pouvoir et la responsabilité de mettre en place de nouvelles normes environnementales pour les institutions financières. Il demande à la banque de mettre fin aux investissements destructeurs dans les combustibles fossiles et la déforestation et de privilégier le financement des énergies propres, renouvelables.
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