Robert Schad, fondateur et directeur général de Husky Injection Molding Systems Ltd., un géant de l’industrie du plastique, menace de quitter le groupe des Manufacturiers et exportateurs du Canada (MEC), une puissante association représentant 2500 entreprises, s’il ne révise pas sa position contre le protocole de Kyoto. Il tient à dissocier son entreprise du lobby anti-Kyoto, dont les MEC se sont faits le fer de lance. Les MEC mènent présentement une campagne de lettres auprès des députés fédéraux et provinciaux. Ils estiment que l’implantation du protocole de Kyoto pourrait provoquer la perte de 450 000 emplois manufacturiers au Canada.
M. Schad croit que cette position est celle d’un petit groupe particulièrement bruyant au sein des MEC, qui aurait pris le pouvoir. Il affirme ne pas avoir été consulté, comme bien d’autres directeurs généraux. Selon lui, les MEC n’ont regardé que les coûts de l’application du protocole, mais pas ceux qui découleront de l’inaction dans le dossier du réchauffement climatique ; ils ne se sont pas arrêtés aux substantielles économies touchant la santé et l’énergie qui sont associées au protocole. Dans une lettre adressée au président des MEC, Perrin Beatty, M. Schad écrit qu’à son avis, la campagne anti-Kyoto est irresponsable et vise seulement à susciter la peur.
En outre, le directeur général de Husky a envoyé des lettres à tous les autres directeurs généraux, dans lesquelles il débat de sa position pro-Kyoto. Il a bon espoir que d’autres directeurs généraux se joindront à lui.
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